Le rôle de la passion et ses effets destructifs dans la "Princesse de Clèves"


Dossier / Travail, 2007
15 Pages, Note: 2,0

Extrait

Table des matières

I. Introduction

II. La Princesse de Clèves –une tragédie classique?

III. Les premières expériences de la passion
1. Le conflit entre la raison et la passion
2. Le coup de foudre

IV. La scène de l’aveu

V. Les moments tragiques
1. La jalousie comme impulsion et des questions de culpabilité
2. L’issue tragique

VI. Conclusion

VII. Bibliographie

I. Introduction

Dans ma dissertation je vais élaborer le rôle de la passion dans l’œuvre La Princesse de Clèves ainsi que ses effets destructifs et parfois imprévisibles.

Dans le premier chapitre je m’occupe de la structure formelle de l’œuvre. Je vais faire le classement du genre littéraire et puis prouver si le roman respecte les règles poétiques.

Dans le deuxième chapitre je traite le sujet principal de ma dissertation: le conflit entre la raison et la passion éprouvé par la princesse. Comment ce conflit s’est-il produit et de quelle façon gère t’elle ce problème?

Je vais analyser comment elle avoue cet amour à soi-même et le confirme vis-à-vis avec son entourage.

Dans mon prochain chapitre il est question des conséquences produites par l’aveu de la princesse.

Finalement j’aborde le thème du tragique qui définit l’histoire de la princesse.

II. La Princesse de Clèves- une tragédie classique?

Le genre le plus demandé pendant le XVII siècle était la tragédie; le genre du roman n’était pas du tout répandu et son prestige était plutôt bas. Notamment à cause des représentants héroïques – galants qui proposaient une littérature divertissante simple, le genre déjà discriminé recevait encore une pire réputation.

Ces conditions négatives étaient surement une raison pour Mme de La Fayette de publier son œuvre en 1678 de manière anonyme et en plus en notion des «mémoires». Ainsi que la Princesse de Clèves se délimitait des romans héroïques-galants et apparait en fonction des récits historiques, en même temps c’était un garant pour l’idée de la vraisemblance. Mme de La Fayette s’était distancée aussi d’une autre manière des auteurs contemporains: elle utilisait les règles poétiques néoclassiques pour la rédaction de son œuvre. Par conséquent le roman recevait une organisation inhabituelle en ce qui concerne la structure et le contenu.

On retrouve dans le roman les cinq éléments pour un plan qui sont classiques pour une tragédie. L’exposition consiste dans une introduction des protagonistes et tous les autres personnages de la cour et du conflit du ménage à trois. Ce conflit est visible dès les premières phrases dans lesquelles il est question de la relation amoureuse du roi et Diane de Poitiers. En outre déjà dans l’exposition la superficialité du monde courtois est évidente, on voit que dans ce monde la relation «façade-être» diverge. Au lieu d’un régent sérieux Henri II est décrit comme un roi qui aspire aux divertissements (p.69), entre temps la reine se trouve dans un état de dissimulation, elle ne peut pas montrer ses vraies sentiments. (1) Même la princesse est confrontée par cette importance de la «façade».

Pour assurer que dans l’exposition le lecteur apprend toute la position initiale du conflit, on doit aussi mentionner les fiançailles de Mlle de Chartres et M.de Clèves et la première rencontre entre Mlle de Chartres et le duc de Nemours. Un moment excitant serait alors la dernière conversation de la Princesse avec sa mère avant la mort de celle-ci. La mère, qui a remarqué la passion que la princesse éprouve pour Nemours, adresse la parole á sa fille et la prévient obsédant de suivre ses émotions.

Une augmentation ultérieure de l’action est déclenchée par des scènes comme celle du tournoi et de l’épisode de la «lettre» (p.142-167) dans lesquelles la princesse se rend de plus en plus compte de ses propres sentiments et de ceux du duc, le tragique de la situation se manifeste. De cette façon l’acmé du récit est provoquée: il s’agit de la scène de l’aveu. (p.170/171) Après que la princesse a avoué sa passion pour un autre homme à son mari, l’action se dirige vers la catastrophe. Le moment de la péripétie joint presque ce du climax. L’aveu produit le contraire de ce que l’acteur attend; cela correspond parfaitement avec la conception aristotélicienne de la péripétie. (2)

Le moment tragique qui suit est le récit du noble; cela représente pour le prince la preuve de l’infidélité de sa femme- il devient fou de jalousie (sans raison). Son mort signifie finalement le moment retardé de l’œuvre. Pour un instant une réunion entre la princesse et Nemours parait possible, mais cette possibilité est détruite par la princesse elle-même: elle choisit le renoncement. Mis à part de la construction qui est comparable à celle d’un drame classique, l’œuvre respecte tous les exigences qui sont demandées d’une tragédie. Conforme aux normes de la société les personnages font partie des hautes couches sociales et en plus les règles de la vraisemblance et la bienséance sont respectés par Mme de La Fayette. Les personnalités très connues du XVI siècle qui dirigent l’action secondaire sont un garant pour la vraisemblance de l’œuvre. Il est vrai que les scènes se passent près des limites de la bienséance en effet il s’agit de la scène de l’aveu ainsi que de la scène au pavillon, mais en tout cas il n’y a pas vraiment des infractions contre la bienséance.

Mis à part un court prologue et épilogue, l’action se passe exactement durant une année. Cette limitation temporaire est comparable à la convention de l’unité du temps dans un drame.

On doit attribuer l’attention à l’unité du lieu: lieu de l’action est la cour; aussi la villa de Coulommiers fait partie de la vie courtoise.

La cour représente le lien entre les événements publics et privés, en même temps elle signifie le lieu de la collision avec la norme «surindividuelle». L’action la plus personnelle de la princesse est l’aveu, il se déroule à la campagne, explicitement dénoué de la contrainte de retourner à la cour. (3)

Par cette citation on voit que la cour présente une sorte de contrainte, même une prison pour la princesse. Un secours n’est possible qu’en abandonnant sa vie actuelle.

Il nous reste la dernière des trois unités: l’unité d’action. Aussi celle là est bien respectée par Mme de La Fayette car le contenu se réfère strictement à un fil conducteur: le conflit fatal de la princesse entre la passion interdite et la raison. Egalement les épisodes introduits – par exemple les récits concernant Mme de Tournon et Sancerre ou Mme de Poitiers- font partie de l’action, parce qu’elles font référence à des intrigues amoureux et influencent la décision de la princesse. Ce conflit montre la proximité de la dramaturgie: Le conflit raison/passion est un sujet classique des tragédies du XVII siècle.

III) Les premières expériences de la passion

1. Le conflit entre la raison et la passion

Le déchirement intérieur est le trait le plus frappant de cette image de l’homme. On retrouve un grand abime entre l’esprit et la passion, la raison et le sentiment, la volonté et l’instinct. Le «soi» n’est une unité fermée.(4)

La Princesse se retrouve face à face à ce conflit: elle aime un homme qu’elle n’a pas le droit d’aimer à cause de raison raisonnable et comme les traditions du XVII siècle l’exigent, elle maitrise ses passions en faveur de la raison. (5) Le tragique de l’héroïne consiste dans le fait qu’il n’y a pas d’échappé dans ce conflit, n’importe comment elle l’essaie. Ce dilemme s’appelle «fol-amour». Les passions mettent en danger l’ordre des êtres et elles doivent être supprimées et contrôlées. La passion va jusqu’à ce point que la Princesse craint pour sa raison.

[...]

Fin de l'extrait de 15 pages

Résumé des informations

Titre
Le rôle de la passion et ses effets destructifs dans la "Princesse de Clèves"
Université
University of Duisburg-Essen
Note
2,0
Auteur
Année
2007
Pages
15
N° de catalogue
V75403
ISBN (ebook)
9783638811538
Taille d'un fichier
430 KB
Langue
Français
mots-clé
Princesse, Clèves
Citation du texte
Tina Schulte (Auteur), 2007, Le rôle de la passion et ses effets destructifs dans la "Princesse de Clèves", Munich, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/75403

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