Fachsprachenlinguistik

Analyse linguistique d'un texte scientifique


Exposé Écrit pour un Séminaire / Cours, 1999
23 Pages, Note: 1,0

Extrait

Inhaltsverzeichnis

1. Introduction

2. Le texte

3. Analyse du texte
3.1 Phénomènes lexicaux
1. Vocabulaire normal
2. Vocabulaire scientifique général
3. Vocabulaire scientifique à caractère exclusivement biologique
4. Interprétation des données lexicales
3.2. Observations morphologiques
1. Formation de mot par composition
2. Formation de mot par affixes
3. Les types de formation et leurs fréquences
3.3. Examen des syntagmes
3.4. L'aspect de la morphosyntaxe
1. Temps verbaux
2. Les personnes du verbe
3. L'article
3.5. Analyse syntaxique
1. L'expression nominale
2. Les verbes
3. Subordination, construction nominale et alternatives
3.6. Observations sur le plan textuel
3.6.1. Les éléments de la substitution et la cohésion
2. Signaux discursifs
3.7. Caractère stylistique

4. Conclusion

5. Bibliographie

1. Introduction

" Le problème sociologique qui prime au XXe siècle est celui des langues spécialisées et des langues techniques qui sont à présent plus intéressantes à étudier que les sous-registres des différentes classes sociales. "

Bodo M ülle r[1]

"Im 20. Jahrhundert erfolgte ... eine explosionsartige Zersplitterung und Erweiterung, vornehmlich der wissenschaftlich-technischen Fachsprachen. Nie zuvor mußte über so viel Neues gesprochen werden. In der Chemie - Gesamtwortschatz über 100 000 - wird allein bei Handels- und Industriebezeichnungen ein monatlicher Zuwachs von etwa 100 Bezeichnungen veranschlagt. Die Fachwortschätze zählt man nach Millionen."

Hans-R. F luc k[2]

Face à l'explosion des inventions techniques et l'automatisation croissante de la vie quotidienne les langues spécialisées sont un phénomène auquel nous nommes confrontés de plus en plus fréquemment.

Il y a seulement vingt ans que les langues spéciales sont denvenus un centre d'intérêt pour les scientifiques. Les vocabulaires de la linguistique, de l'informatique et avant tout celui de la chimie ont pratiquement explosé. Si l'attention scientifique qu'on portait au phénomène des langues spéciales a longtemps été marginale, il est d'autant plus surprenant que la linguistique des langues spéciales soit devenue une « discipline linguistique reconnue »[3] dans si peu de temps.

Pour bien montrer ce que sont les langues spéciales nous avons décidé d'analyser un texte scientifique. Au lieu d'énumérer les caractéristiques des langues techniques ou scientifiques et de chercher à les retrouver dans le texte nous avons essayé, dans la présente communication, d'aborder le texte en adoptant une approche naïve et donc de procéder inductivement, c'est-à-dire d'analyser le texte comme si nous ne savions pas de quelle sorte de texte il s'agissait. Par ce procédé, nous comptons retracer une vue d'ensemble des éléments spécifiques afin de conclure à partir du cas particulier ce qui vaut pour cette sorte de texte en général.

Les résultats obtenus ne seront donc pas applicables en tout point, pour chaque langue spéciale ou technique, mais visent à décrire le texte ci-joint – non sans donner un aperçu des textes techniques ou scientifiques en général.

2. Le texte

Nous nous sommes astreints à trouver un texte français qui soit issu d'un contexte scientifique. Notre choix fut influencé par les réflexions suivantes: Si on se décidait pour un texte pris dans un méthode scolaire ou un dictionnaire, le degré de la spécificité du texte serait amenuisé – l'auteur étant obligé d'offrir une médiation entre le contenu spécifique, hors de l'usage de la communauté linguistique et les connaissances restreintes des locuteurs ciblés, ici non-spécialistes. À ce moment-là, on n'aurait pas de lexiques purement scientifiques, mais l'explication d'un phénomène spécifique en des termes généraux, non-spécifiques. D'où notre décision de prendre un texte qui est écrit par un spécialiste pour des spécialistes qui terminologiquement, puise donc sans réserve dans le champ spécifique. Le texte que nous avons choisi est l'extrait d'un article de Jean-Jacques V an M ol, «Étude morphologique et phylogénétique du ganglion cérébroïde des Gastéropodes Pulmonés (Mollusques)» dans: A cad é mie R oyale de B elgique (éd.): Classes des Sciences Mémoires - Tome XXXVII, fasc. 5, Bruxelles 1967.

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3. Analyse du texte

Dans l'analyse du texte technique ou scientifique nous nous sommes toujours fait guider par la question de savoir en quoi consiste la particularité des français spécialisés [4] par rapport à la langue commune/ au texte commun? Il y a plusieurs approches pour explorer les traits spécifiques du texte. Nous croyons utile de partir des éléments plus petits, c'est-à-dire des mots, pour examiner ensuite des unités toujours plus grandes, à savoir les groupes de mots, les phrases, la suite des phrases et enfin le texte en entier.

En plus, en lisant le texte ci-dessus, c'est le » nouveau « vocabulaire qui s'oppose au lecteur non-connaisseur de la matière comme entrave première et immédiate d'où l'intention de jeter d'abord un coup d'œil sur le lexique.

3.1 Phénomènes lexicaux

Globineurones, fusionné, modifications etc. – les termes nous le disent: il s'agit d'une langue spécialisée.

Mais fusionné n'est pas aussi » spécifique « que globineurones et modifications est encore plus » commun « que fusionné. On s'aperçoit que les termes mentionnés ont chacun un degré de » spécificité « différent. En regardant de près on peut voir plusieurs groupes se détacher: le premier groupe va comprendre tous les mots qui font partie du » lexique commun fondamental «[5], c'est-à-dire les mots communs à toutes les catégories de locuteurs. Bien sûr, l'appartenance catégorielle n'est pas toujours incontestable les limites n'étant pas toujours précises.

1. Vocabulaire normal

42% des mots du texte – substantifs comme adjectifs[6] – font partie du vocabulaire » normal «:

activité (l. 30), apporter (l. 24), assez (l. 17), certains (l. 20.22), cerveau (l. 7), connaissance (l. 22), conséquence (l. 22), constitue (l. 28), cours (l. 9.23), courts (l. 16), creuse (l. 18), croissance (l. 9), décrites (l. 33), demeure (l. 15), dernier (l. 6), développé (l. 1), direct (l. 12), est (l. 2), établir (l. 26), étude (l. 8), existence (l. 9), formation (l. 29), glande (l. 9), grande (l. 17), grand nombre (l. 3), intéressant (l. 31), lobe (l. 1), montrer (l. 6), nerf (l. 4.17), nombreux (l. 16), nommée (l. 10), ont (l. 32), particulière (l. 29), partie (l. 10), paru (l. 31), permettre (l. 28), posés (l. 25), posséder (l. 11), prendre (l. 5.17), présence (l. 28), problèmes (l. 25), pu (l. 6), racine (l. 5.17), rapport (l. 12.19), réelles (l. 26), relais (l. 6), relié (l. 14), renfermer (l. 18), sein (l. 7), taille (l. 17), tube (l. 27), volume (l. 13).[KH1]

2. Vocabulaire scientifique général

Le deuxième groupe comprend les mots qui ont un caractère scientifique mais qui sont plus facilement compris par le locuteur non-spécialiste, exprimant une idée plus générale et qui ne requièrent pas de connaissances préalables, on parle dans ce cas-ci de » lexiques généraux d’orientation scientifique «:[7]

Les mots que nous attribuons à la deuxième catégorie de mots sont:

affinités (l. 26), connectifs (l. 16), cycle (l. 9), cycle de croissance (l. 9), dériver (l. 29), évolution (l. 24), fusionné (l. 2), incorporée (l. 10), latéral (l. 13.20), localisées (l. 32), modifications (l. 22.23), préliminaire (l. 8), sous-classe (l. 27), tentaculaire (l. 5.7). Une sous-division de ces derniers permet de faire la distinction entre le vocabulaire scientifique général et les mots du registre élevé originalement scientifiques mais ensuite entrés dans le langage élevé ordinaire.[KH2]

a) Vocabulaire de registre élevé

accessoire (l. 23), analyser. (l. 31), association (l. 4), associé (l. 4.27), composé (l. 16), constitue (l. 6.13), constitué (l. 3), de volume réduit (l. 13), essentiellement (l. 3), établir (l. 19.26), évolution (l. 24), identifier (l. 31), intimes (l. 19), localisées (l. 32), manifeste (l. 30), modifications (l. 22.23), permanente (l. 28), préliminaire (l. 8), principal (l. 2), révélé (l. 9), succession (l. 23), susceptible (l. 24).

Au total, ces deux groupes de mots constituent un tiers des mots qualifiables (31,4%).[KH3]

3. Vocabulaire scientifique à caractère exclusivement biologique

Les mots à usage purement scientifique et plus spécifiquement biologique, et qui ne sont donc pas compris sans connaissances de la matière, sont:

Basommatophores (l. 13.33), cellules (l. 32), céphalique (l. 11), cérébrales (l. 32), cérébroïde (l. 8.14), endocrine (l. 30), folliculeuse (l. 18), ganglion (l. 2.7.8.13.14.15), glandulaire (l. 30), globineurones (l. 3), Hygrophila (l. 13), invagination (l. 28), lobe (l. 1.13.20.22.29), neurones (l. 4.12.16.20), neurosécrétrices (l. 32), phylogenèse (l. 25), Procérébrum (l. 1.12), Pulmonés (l. 24), Soléolifères (l. 26), Stylommatophores (l. 1.34), vésicule (l. 18). [KH4] Ce vocabulaire représente l'inventaire terminologique qui permet de constituer les termes techniques suivants:

Noms:

[...]


[1] M üller, B., 1985, Le français d'aujourd'hui. Übersetzung aus dem Deutschen. Revidierte und erweiterte Auflage. Paris:187f.

[2] F luck, H.-R.: Fachsprachen . Einführung und Bibliographie. Tübingen und Basel 51996

[3] F luck, op. cit.:11s.

[4] C hiss, J.-L./F illiolet, J./M aingueneau, D., Linguistique française, vol. 2, Paris 1992: 44.

[5] id.: 44.

[6] Dû au nombre réduit de verbes et d'adverbes dans les langues spéciales nous nous sommes restreint ici à la considération seule des formes nominales, à savoir des noms et des adjectifs. Dans la suite, les chiffres de pourcentage dans l'analyse se rapporte au nombre total de 137 noms et adjectifs, le reste (adverbes, prépositions etc.) n'étant pas à qualifier – donc presque la moitié 47%.

[7] C hiss –F illiolet –M aingueneau: 44.

[...]


[KH1]57 = 41,6%

[KH2]17 = 12,4%

[KH3]26 =19%

[KH4]37 = 27%

Fin de l'extrait de 23 pages

Résumé des informations

Titre
Fachsprachenlinguistik
Sous-titre
Analyse linguistique d'un texte scientifique
Université
University of Heidelberg  (Romanisches Seminar)
Cours
Einführung in die Fachsprachenlinguistik
Note
1,0
Auteur
Année
1999
Pages
23
N° de catalogue
V82959
ISBN (ebook)
9783638896726
ISBN (Livre)
9783638904896
Taille d'un fichier
626 KB
Langue
Français
Annotations
Was macht einen Text zu einem Fachtext? Neben dem spezifischen Fachvokabular weist die Fachsprache noch viele weitere Eigenheiten auf, die in dieser Arbeit anhand eines medizinischen Textes exemplarisch aufgezeigt werden, wobei auf Sekundärliteratur in Fußnoten und im Anhang auf einschlägige Literatur dieses Bereichs der Linguistik verwiesen wird.
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Fachsprachenlinguistik, Einführung
Citation du texte
Kai-Uwe Heinz (Auteur), 1999, Fachsprachenlinguistik, Munich, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/82959

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Titre: Fachsprachenlinguistik


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