Les perceptions sociales de la maladie face à la religion. Santé et religion en Afrique


Etude Scientifique, 2019

12 Pages


Extrait

Table des matières

Introduction

I Clarification de concepts
1.1 Représentations sociales
1.2 La maladie
1.3 Religion: trois approches classiques de définition en sociologie

II Les perceptions sociales de la maladie face à la religion

Conclusion

Références Bibliographiques

Introduction

La maladie est un concept complexe qui ne peut plus être abordé dans le seul champ de compétence des sciences biomédicales. L’apport des sciences sociales en générale et de la sociologie et de l’anthropologie en particulier dans l’analyse de la dimension sociale et culturelle de la maladie a permi de recentrer les débats en se focalisant sur le développement de l’approche centrée sur le patient.

En effet, les malades, tout comme leurs familles ou leurs thérapeutes, expriment aussi la façon dont ils vivent les relations entre le corps physique et le corps social (qu'il s'agisse d'interpréter une maladie par une rupture d'interdit ou par une conduite à risque) et la manière dont ils pensent les rapports entre médecine et société (que ce soit dans l'interpénétration, commune à la plupart des sociétés dites traditionnelles, des domaines religieux, politique et thérapeutique, ou dans le débat ouvert, dans le monde occidental, autour des questions éthiques). (Didier Fassin, 1990). Le témoignage des sociétés exotiques est utile dans cette approche que il nous aide à cerner avec quelques précisions les différences entre la démarche bio-médicale voire psychanalytique et ce qui en tient lieu ailleurs c’est-à-dire pour ce qui est du traitement dit magico-religieux de la maladie. (Andras Zempleni, 1982).

Nous clarifierons dans un premier les concepts de représentations sociales, de maladie et de religion. Ensuite, nous établirons les liens entre représentations sociales de la maladie face à la religion.

I Clarification de concepts

Pour mieux cerner les sens des concepts utilisés dans le présent document, il est important de les clarifier.

1.1 Représentations sociales

Les représentations sociales sont nées du concept sociologique de représentations collectives énoncé par Durkheim.

On a l’opinion, l’attitude, la représentation et l’idéologie. Ce découpage allant du particulier au général, de l’individuel au collectif mais aussi du plus récent au plus ancien, du plus fragile au plus stable. De nombreux scientifiques, tel que Denise Jodelet, s’accordent pour définir la représentation comme «une forme de connaissance, socialement élaborée et partagée, ayant une visée pratique et concourant à la construction d’une réalité commune à un ensemble social.»

La vie collective, comme la vie mentale de l'individu, est faite de représentations ; il est donc présumable que représentations individuelles et représentations sociales sont, en quelque manière, comparables. (Emile DURKHEIM, 1898.).

Le terme de «représentation sociale» ou «représentation collective» a été proposé, on le sait, par Durkheim, qui voulait ainsi mettre en évidence la spécificité et la primauté de la pensée sociale par rapport à la pensée individuelle. De même que, pour lui, la représentation individuelle devait être considérée comme un phénomène psychique autonome, non réductible à l'activité cérébrale qui la fonde, de même la représentation collective ne se réduit pas à la somme de celles des individus qui composent la société. Elle est aussi une réalité qui s'impose à eux: «les manières collectives d'agir ou de penser ont une réalité en dehors des individus qui, à chaque moment du temps, s'y conforment. Ce sont des choses qui ont leur existence propre. L'individu les trouve toutes formées et il ne peut pas faire qu'elles ne soient pas ou qu'elles soient autrement qu'elles ne sont»

Le concept de représentation sociale permet de mieux comprendre les individus et les groupes en analysant la façon dont ils se représentent eux-mêmes, les autres et le monde.Leurs analyses jouent un rôle essentiel pour l’étude du sens commun, mais aussi celles des relations sociales au sens large.

Selon Moscovici, une représentation sociale comporte trois dimensions à savoir, l’attitude, l'information et le champ de représentation.

Aussi Abric propose-t-il en 1976 la théorie du noyau central, modèle selon lequel, une représentation sociale s'organise autour d'un noyau central, composant fondamental qui détermine la signification et l'organisation de la représentation. Ce noyau est consensuel et collectivement partagé. Il se caractérise par une cohérence, Une stabilité qui lui permet de résisterauxchangements. D’autres d’éléments sont dits «périphériques» parce qu’ils sont plus instables et moins prégnants dans la représentation; ces éléments s’organisent autour du noyau central.

Il existe d’un coté : Le système central qui est le fruit des déterminismes historiques, symboliques et sociaux et qui structure les pensées relatives à l'objet et de l’autre côté le système périphérique, en prise avec les contingences quotidiennes, qui permet, dans une certaine mesure, l'adaptation de la représentation à des context ssociaux variés. Flament utilise la métaphore du "pare-chocs" pour expliquer que le système périphérique absorbe les conflits entre la représentation et la réalité. Il y a adaptation du système périphérique, en vertu d'un principe d'économie et en cohérence avec le noyau central.

D’après Abric, les représentations sociales comportent quatre fonctions principales :

- Une fonction de savoir: elles vont permettre, de part leur contenus, à la fois de comprendre et d’expliquer la réalité. Ces savoirs « naïfs » vont permettre la communication et les échanges sociaux
- Une fonction identitaire: les représentations sociales servent à définir l’identité sociale de chaque individu et ainsi préservent la spécificité des groupes sociaux. Cette fonction va intervenir dans les processus de socialisation ou de comparaison sociale.
- Une fonction d’orientation: les représentations sociales vont permettre au sujet d’anticiper, de produire des attentes mais également de se fixer ce qu’il est possible de faire dans un contexte social particulier.
- Une fonction justificatrice : elles peuvent aussi intervenir à posteriori et ainsi servir à justifier nos choix et attitudes. Par là, elles jouent un rôle essentiel dans le maintient ou le renforcement des positions sociales.

1.2 La maladie

Trois sens de la maladie selon le Pr Jean-François Cordier dans son article « Disease, illness, sickness : 3 sens pour “maladie” ? »

- Disease désigne un ensemble d’anomalies objectives des structures, des fonctions des organes, et des systèmes de l’organisme que le médecin a pour tâche de diagnostiquer. La disease peut être asymptomatique : élevation isolée de la glycémie du diabète, ou carcinome bronchique asymptomatique, mis en évidence par un examen systématique de dépistage, par exemple. La disease s’exprime aussi par des symptômes, rapportés spontanément par le patient (malade qui consulte un médecin) ou recueillis par le médecin (anamnèse). Il appartient au médecin, à partir de la symptomatologie et d’examens cliniques et paracliniques, de conduire le diagnostic et, finalement, de nommer la disease selon la nomenclature actuelle. Le traitement prescrit achèvera souvent de sceller la définition de la disease encore appelée « maladie du médecin »
- Illness (maladie du malade) désigne ce que ressent subjectivement le malade (par exemple, une douleur, un essoufflement), ainsi que les éventuels symptômes qu’il observe lui-même (par exemple, une toux) et qu’il perçoit comme un problème de santé, ce qui l’incite à consulter le médecin. On a pu dire que le malade ressent l’illness quand il se rend chez le médecin pour une consultation et qu’il en ressort avec une disease, et que les malades souffrent d’illness alors que les médecins diagnostiquent et traitent des diseases. L’illness appartient au seul malade et elle ne peut être niée par quiconque, pas même le médecin. Elle conduit le plus souvent à des investigations (cliniques, biologiques, d’imagerie) que mène le médecin et à l’issue desquelles ce dernier portera un diagnostic (dont l’absence de maladie somatique fait partie, ce qui conduit alors souvent à un diagnostic de “troubles fonctionnels”). Donner un nom à une illness peut parfois créer une disease (c’est le cas, par exemple, de la fibromyalgie). L’illness, façonnée par les facteurs culturels et les croyances, varie selon les civilisations et les idées populaires sur la médecine (folk medicine). Négliger ces composantes est de nature à amputer la qualité de la relation entre le malade et son médecin. Il peut arriver que disease et illness soient réunies dans l’expérience individuelle : John Floyer, médecin anglais (1649-1734), écrivait ainsi, il y a 3 siècles, dans son Traité de l’asthme.“J’ai souffert sous la tyrannie de l’asthme pendant au moins 30 ans”, et en déduisait ceci : “De ce fait, je suis pleinement informé de l’histoire de cette maladie” (disease), ce dont on peut douter, l’expérience individuelle de l’illness ne conférant évidemment pas la connaissance de la disease dans la diversité de ses manifestations…
- Sickness (maladie de la société) est le mode de manifestation extérieur et public d’un problème de santé, et ce en quoi la société peut le reconnaître et soutenir la personne atteinte, selon qu’il s’agit, par exemple, des maladies chroniques ou psychiatriques. La considération par la société de la sickness n’est pas toujours la même pour une maladie psychiatrique ou une maladie chirurgicale, ou pour une maladie du sujet jeune ou de la personne âgée. L’anthropologie médicale s’intéresse notamment à la relation entre la culture et la sickness, au processus de guérison, et à la relation entre médecin et malade. Elle accorde la place nécessaire à une prise en compte par le médecin de la construction culturelle, sociale, et psychologique de l’illness mise en place par le malade et son entourage. Mais, plus trivialement, sickness veut aussi dire “mal”, de mer (seasickness), des montagnes aigu ou chronique (acute mountain sickness, chronic mountain sickness), des transports (motion sickness) ou “maladie”, du sommeil (sleeping sickness), par exemple. Sickness absence signifie absence pour maladie, congé de maladie... La frustration de manquer de connaissances éprouvée par certains malades peut exacerber leur désir de mieux connaître leur propre disease : “Plus je posais de questions, moins j’avais de réponses. La seule façon de bien vivre avec une maladie [illness] chronique est d’en devenir un expert”. Le terme de “patient expert” a pris, depuis quelques années, des sens divers. Il a d’abord désigné un patient qui a acquis des connaissances théoriques sur la disease dont il est atteint et sur le traitement qu’elle requiert (éducation thérapeutique). Il s’agit, en fait, dans ce cas, d’un patient “instruit” dans la fi nalité d’une prise en charge personnelle, capable d’adapter lui-même son propre traitement et de reconnaître les situations ou complications qui vont nécessiter le recours au médecin. L’asthme en est un bon exemple. Mais le véritable patient expert nous semble relever aujourd’hui d’une autre définition : patient instruit, il a développé et structuré ses connaissances théoriques et ses connaissances “expérientielles” (connaissances personnelles, enrichies des connaissances partagées avec d’autres patients). Seul authentique expert de l’illness (en particulier dans le domaine des maladies rares), il joue un rôle qui doit être accru et reconnu, notamment dans la formation des personnels de santé, au premier rang desquels les médecins. Nous avons besoin de ces nouveaux patients experts, pour transmettre notamment des connaissances expérientielles relevant de l’illness, pour participer à l’enseignement médical et à celui de l’ensemble des professions de santé, et pour susciter une écoute enfin plus attentive de la part des décideurs dans les domaines de la santé.

Par ailleurs, Tout au début de son texte sur Les maladies de la société et la médecine psychosomatique, Alexander Mitscherlich explique pourquoi il se penche sur laquestion des causes sociales de certaines maladies. Dans leurs consultations, les médecins ou les thérapeutes sont confrontés à un nombre accru de patients présentant de plus en plus souvent des symptômes relativement « flous » –étourdissements, transpirations, insomnies – auxquels on ne peut avancer pour l’instant que le diagnostic d’un « échec » diffus (Mitscherlich, 1983, p. 425). Toutes les tentatives de trouver la cause de ces maladies dans des processus purement physiques ont jusqu’ici échoué, de sorte qu’on a entre-temps jugé nécessaire d’en trouver les causes dans des constellations psychosomatiques, c’est-à-dire des perturbations de l’expérience. Lorsque de telles tensions émotionnelles ou de telles irritations psychiques apparaissent comme des facteurs déterminants dans le diagnostic, poursuit Mitscherlich, le médecin administrant le traitement devrait bon gré mal gré considérer également l’environnement social du patient dans son ensemble ; les perturbations dans l’existence individuelle, dans le rapport à la réalité et dans la maîtrise des peurs peuvent être ramenées en fin de compte au dysfonctionnement des processus d’intégration du sujet à la société, et de la relation entre individuation et environnement social (op.cit., p. 426). Un bref rappel à Freud, qui eut aussi l’occasion d’intégrer de façon similaire des processus sociétaux dans son diagnostic, en lien toutefois avec des symptômes pathologiques d’un tout autre type, à savoir les névroses psychiques, confirme les conclusions générales auxquelles Mitscherlich adhère à juste titre après ces considérations initiales : pour une classe précise de maladies, dont seules des perturbations psychiques peuvent être la cause face au manque d’explications physiologiques, il faut partir du principe qu’en cas de manifestations anormales les problèmes d’adaptation entre l’individu et la société peuvent aussi être tenus pour responsables, sans quoi on ne pourrait.

Dans ces rapports avec la société, l’individu peut soit attraper la maladie, ramasser la maladie, prendre la maladie ou tomber malade. (A KPATCHAVI, 2004)

1.3 Religion : trois approches classiques de définition en sociologie

Approche Marxiste

Introduite par Karl Marx et Friedrich Engels, elle envisage la religion comme idéologie. Désignée comme « l'opium du peuple », la religion est une production non-materielle des sociétés traduisant des rapports sociaux et politiques. Dans l'ouvrage sociologie religieuse (1850) Engels soutient que toute religion est un “déguisement” d'intérêts de classe légitimatrice de ceux-ci dans le processus historique de lutte des classes.

Approche substansive

Défendue par Max Weber et Parsons, cette approche distingue la religion des autres phénomènes sociaux par son contenu, et plus précisément par la séparation qu'elle effectue entre deux mondes : visible/invisible, naturel/surnaturel, temporel/spirituel, humain/suprahumain, etc. Max Weber ajoute dans L'Éthique protestante et l'esprit du capitalisme (chap. 2) que la religion, en particulier le calvinisme, a influé sur le système économique, bien plus que le lien inverse postulé par Marx. Il n'affirme pas comme les marxistes que cela soit le seul lien et qu'il soit exclusif de tout autre mais affirme son importance dans le développement originel du capitalisme.

Certains auteurs considèrent cette opposition comme absente de certaines cultures. Ainsi Bronisław Malinowski, lors d'un voyage en Nouvelle-Guinée, raconte que pendant une expédition en pirogue, les autochtones qui l'accompagnaient se sont tous jetés à l'eau à la vue d'une « sorcière volante ». Ici c'est bien la vue qui permet de percevoir le surnaturel, la distinction visible/invisible de la religion au sens substantif perd de son crédit.

D'autre part, certains phénomènes aujourd'hui en plein développement, tels que la croyance en l'astrologie, la télékinésie ou la télépathie, relèvent peut-être du même ressort.

Approche fonctionnelle

Elle définit la religion par son utilité : la religion est ce qui crée du lien social ou qui fournit une explication globale du monde. Cette définition insiste sur les réponses aux préoccupations ultimes des individus (le mal, la mort, etc.), auxquelles la religion apporte des réponses.

Mais l'on peut reprocher à cette définition d'être bien trop large, car les religions ne sont pas seules à contribuer au lien social ou à fournir un sens à la vie. Chez Durkheim, le facteur de renforcement du lien social est la division du travail, pas la religion. D'autre part, la construction d'un sens de la vie ne passe pas forcément par la religion, comme le prouvent les philosophies laïques ou agnostiques.

Par ailleurs, Yves Lambert propose une définition de la religion qui reposerait sur trois critères successifs de plus en plus restrictifs :

- Le premier critère définit la religion par sa croyance en l'existence d'une réalité se situant au-delà de la réalité empirique, c'est-à-dire au-delà des limites objectives de la nature et de l'homme telles que les saisit la science.
- Le deuxième critère complète le premier et ajoute qu’une religion croit en l'existence d'une relation entre l'homme et une réalité supraempirique par l'intermédiaire de moyens symboliques (prière, méditation, sacrifices, rituels, etc.)
- Le dernier critère dote la religion de formes rituelles collectives. « Un système de croyances et de pratiques se rapportant à des réalités supraempiriques en rapport avec l'homme par des moyens symboliques et donnant lieu à des formes communautaires.

Par ailleurs, selon Hume 1739, la religion relève des passions de l’homme dans un état premier de développement de la société humaine. Cette conception de la religion est partagée par de nombreux philosophes [Stark et al. 1996]. Plus la société humaine se développe, plus elle serait éduquée, rationnelle, scientifique, plus le lien à la religion serait faible. Peut-être pour cette raison, les économistes ont évité l’étude des comportements religieux soi-disant fondés sur une croyance subjective, un endoctrinement obligatoire et une irrationalité complète. Le sujet de la religion a été entièrement cédé à d’autres disciplines moins engagées sur le choix rationnel. Ainsi, malgré son importance politique, sociale et économique évidente [Barro et McCleary, 2003], la religion a été un sujet largement négligé par les économistes. Pourtant, elle a été de façon exceptionnelle considérée comme une production sur le marché des biens dans l’œuvre d’Adam Smith 1776. Et la pratique religieuse n’est pas un comportement immunisé au calcul rationnel [Stark et al. 1996]. De fait, depuis les années 1970, et spécialement ces dernières années, les économistes (et les sociologues) voient les comportements religieux comme un choix rationnel et non comme une exception à la rationalité. Ils analysent ces comportements au niveau du marché, au niveau collectif (groupes) et au niveau individuel [Iannaccone, 1998]. À ce titre, l’analyse économique tente, aujourd’hui, d’intégrer la religion et le fait religieux en les considérants comme des phénomènes de marchés dans le marché. Elle évoque la possibilité de l’existence d’un marché de la religion imbriqué dans le marché. L’analyse économique actuelle de la religion est cependant très réductionniste du fait religieux. Cet article vise à dépasser ce réductionnisme en s’appuyant sur l’économie des conventions et la notion d’identité dans la lignée de Ricœur 1990 et Korsgaard 2009.

[...]

Fin de l'extrait de 12 pages

Résumé des informations

Titre
Les perceptions sociales de la maladie face à la religion. Santé et religion en Afrique
Auteur
Année
2019
Pages
12
N° de catalogue
V913628
ISBN (ebook)
9783346254122
ISBN (Livre)
9783346254139
Langue
Français
mots-clé
Santé, Religion, Maladie, Anthropologie, Perceptions sociales, Afrique
Citation du texte
Towimin Ange Armel Akpassoumala (Auteur), 2019, Les perceptions sociales de la maladie face à la religion. Santé et religion en Afrique, Munich, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/913628

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