La cartographie est l’un des outils de la planification de la conservation qui intègre la notion de participation des différents acteurs dans la prise de décision. Elle est basée sur le principe selon lequel ce sont les communautés qui connaissent mieux leur environnement local. Cette connaissance peut être exprimée sous format géographique facilement compréhensible et reconnu universellement. Les cartes participatives représentent souvent une compréhension socialement et culturellement distincte du paysage et comportent des informations qui sont souvent exclues des cartes officielles. Les cartes créées par les communautés représentent plus fidèlement le milieu dans lequel elles vivent.
La cartographie participative va de pair avec le système politique qui encourage la gestion participative des ressources. Ainsi, elle est plus appliquée dans les pays avec un système intégrant la décentralisation comme mode d’exercice du pouvoir politique. Le Mali par exemple, avait lancé depuis 1999 un processus de décentralisation en se basant sur les collectivités locales. Les administrateurs des collectivités utilisent les outils et processus de la cartographie participative pour obtenir de la part des communautés des informations relatives aux ressources naturelles du territoire de la commune et à leur gestion ainsi qu’à d’autres aspects socio-économiques. La cartographie est également utilisée pour permettre aux membres de la communauté projeter l’image de leur communauté et leurs ressources dans 20 ans et même plus. Cependant, le danger est que les communautés locales soient associées aux activités de cartographie participative alors qu’elles n’ont pas compris clairement l’objectif ni l’utilisation à long terme des documents qu’elles contribuent à produire. Cependant, le danger est que les communautés locales soient associées aux activités de cartographie participative alors qu’elles n’ont pas compris clairement l’objectif ni l’utilisation à long terme des documents qu’elles contribuent à produire.
Quoi qu’étant un processus participatif, certains membres des communautés locales peuvent se retrouver écartés du processus de cartographie, soit que i) les cartes initialement produites par les communautés étaient récupérées par l’équipe de facilitation, puis étaient numérisées et transformées en cartes géo-référencées avec le système d’information géographique (SIG) par des experts. Cela, sans que tous les membres des communautés aient compris ce processus et réalisé
Table des matières
0. Introduction
0.1. Etat de la question
0.2. Problématique
0.3. Hypothèses
0.4. Objectifs
0.5. Délimitation spatio-temporelle
0.6. Choix et intérêt du sujet
0.7. Cadre théorique
0.8. Difficultés rencontrées
0.9. Subdivision sommaire du travail
Chapitre I. GENERALITE ET REVUE DE LA LITTERATURE
I.1. Cadre conceptuel
I.2. Cartographie participative comme outils de la planification de conservation
I.3. la communauté locale et la cartographie participative dans la vallée de Mwana
Chapitre II. METHODOLOGIE DU TRAVAIL
II.1. Méthodologie
II.1.1. Méthodes :
II.1.2. Techniques :
II.2. Brève monographie du milieu d’étude OU EST LA CARTE DE LA LOCALISATION DU SITE D’ETUDE ???
II.2.1. Situation géographique, physique et écologique
II.2.2. Situation socio-économique, démographique, culturelle et sanitaire
Chapitre III. PRESENTATION, ANALYSE ET DISCUSSION DE RESULTATS
III.1. Présentation et analyse de résultats
Pour l’enquête
Pour l’interview
III.2. Discussion des résultats
Chapitre IV. STRATEGIES DE RENFORCEMENT DE CAPACITE POUR UNE GESTION INTEGREE DE RESSOURCES NATURELLES DANS LA VALLEE DE MWANA
IV.1. Contexte de la stratégie
IV.2. Analyse des problèmes
IV.3. Analyse des solutions
IV.4. Analyse des sous stratégies
IV.5. Analyse de parties prenantes
IV.6. Mise en œuvre de la stratégie
IV.7. Financement des stratégies
Objectifs et thèmes de recherche
L'objectif principal de cette étude est d'évaluer les conditions préalables et les défis liés à la cartographie participative pour une gestion intégrée des ressources naturelles dans la vallée de Mwana, en mettant l'accent sur l'implication réelle des communautés locales dans le processus de conservation.
- L'analyse de la cartographie participative comme outil de planification de la conservation.
- L'examen du contexte socio-économique et culturel de la population de la vallée de Mwana.
- L'identification des contraintes et atouts pour la participation communautaire.
- L'élaboration d'axes stratégiques pour le renforcement des capacités locales.
Auszug aus dem Buch
0.1. Etat de la question
La cartographie est l’un des outils de la planification de la conservation qui intègre la notion de participation des différents acteurs dans la prise de décision. Elle est basée sur le principe selon lequel ce sont les communautés qui connaissent mieux leur environnement local. Cette connaissance peut être exprimée sous format géographique facilement compréhensible et reconnu universellement. Les cartes participatives représentent souvent une compréhension socialement et culturellement distincte du paysage et comportent des informations qui sont souvent exclues des cartes officielles. Les cartes créées par les communautés représentent plus fidèlement le milieu dans lequel elles vivent.
La cartographie participative va de pair avec le système politique qui encourage la gestion participative des ressources. Ainsi, elle est plus appliquée dans les pays avec un système intégrant la décentralisation comme mode d’exercice du pouvoir politique. Le Mali par exemple, avait lancé depuis 1999 un processus de décentralisation en se basant sur les collectivités locales. Les administrateurs des collectivités utilisent les outils et processus de la cartographie participative pour obtenir de la part des communautés des informations relatives aux ressources naturelles du territoire de la commune et à leur gestion ainsi qu’à d’autres aspects socio-économiques. La cartographie est également utilisée pour permettre aux membres de la communauté projeter l’image de leur communauté et leurs ressources dans 20 ans et même plus. Cependant, le danger est que les communautés locales soient associées aux activités de cartographie participative alors qu’elles n’ont pas compris clairement l’objectif ni l’utilisation à long terme des documents qu’elles contribuent à produire.
Résumé des chapitres
0. Introduction: Cette partie pose le contexte de la recherche, la problématique, les hypothèses et les objectifs de l'étude dans la vallée de Mwana.
Chapitre I. GENERALITE ET REVUE DE LA LITTERATURE: Ce chapitre définit les concepts clés tels que la cartographie participative et passe en revue les théories de gestion communautaire.
Chapitre II. METHODOLOGIE DU TRAVAIL: Le chapitre décrit les outils méthodologiques, incluant l'observation directe, l'enquête et l'échantillonnage, ainsi que le milieu d'étude.
Chapitre III. PRESENTATION, ANALYSE ET DISCUSSION DE RESULTATS: Cette section présente les données collectées sur le terrain, analyse le profil de la population et discute des contraintes rencontrées.
Chapitre IV. STRATEGIES DE RENFORCEMENT DE CAPACITE POUR UNE GESTION INTEGREE DE RESSOURCES NATURELLES DANS LA VALLEE DE MWANA: Ce dernier chapitre propose des axes stratégiques concrets, notamment le renforcement des capacités et le développement d'activités génératrices de revenus.
Mots-clés
Cartographie participative, Conservation, Gestion intégrée, Ressources naturelles, Communauté locale, Vallée de Mwana, Développement rural, Participation, Biodiversité, Autonomisation, Renforcement des capacités, Foresterie, Socio-économie, Itombwe, Durabilité.
Questions fréquemment posées
Quel est le sujet principal de cette étude ?
L'étude traite de l'utilisation de la cartographie participative comme outil de planification de la conservation dans la vallée de Mwana, en République Démocratique du Congo.
Quels sont les thèmes centraux abordés ?
Les thèmes principaux incluent la gestion participative des ressources naturelles, le rôle des communautés locales, les contraintes socio-économiques liées à la conservation et le renforcement des capacités.
Quel est l'objectif de la recherche ?
L'objectif est d'évaluer les conditions nécessaires à une cartographie participative efficace et de proposer des stratégies pour une gestion intégrée et durable des ressources.
Quelle méthodologie a été utilisée par l'auteur ?
L'auteur a utilisé l'observation directe, des enquêtes auprès de 300 ménages et des interviews formelles avec des personnes ressources et experts du domaine.
Que contient le chapitre sur les stratégies ?
Ce chapitre détaille des mécanismes concrets comme le renforcement des capacités sur l'utilisation rationnelle des ressources, le développement d'activités génératrices de revenus (AGR) et la mise en place d'un comité local de gestion.
Quels sont les mots-clés qui caractérisent le travail ?
Les termes essentiels sont cartographie participative, conservation, communauté locale, gestion intégrée et développement rural.
Pourquoi la population locale est-elle considérée comme un acteur clé ?
La population possède une connaissance intime de son environnement local, ce qui est crucial pour une gestion efficace et durable, au-delà des simples directives externes.
Quelles sont les difficultés spécifiques rencontrées sur le terrain ?
Le chercheur a fait face à l'insécurité due aux mouvements armés dans la région, à l'enclavement géographique et à des ressources financières et temporelles limitées.
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- Bienvenu Shamavu (Autor:in), 2015, Cartographie participative comme outils de la planification de la conservation. Atouts et défis, cas de la vallée de Mwana en secteur d’Itombwe, Sud-Kivu, München, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/967180